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Audition de sécurité de J. Robert Oppenheimer

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L’audition de sécurité de J. Robert Oppenheimer (officiellement, « In the Matter of J. Robert Oppenheimer ») se déroule en avril 1954 à la suite d’allégations selon lesquelles le physicien Robert Oppenheimer, conseiller scientifique de la Commission de l’énergie atomique des États-Unis (AEC) et ancien directeur scientifique du Projet Manhattan, est « un espion au service de l’Union soviétique ». En mai 1954, le comité d’audition conclut qu’Oppenheimer n’est plus apte à servir les États-Unis, décision confirmée par l’AEC le 29 juin de la même année.

L’audition est la conséquence d’une longue série de soupçons sur la loyauté du physicien et de ses liens présumés avec le Parti communiste des États-Unis d’Amérique. Les inquiétudes sont exacerbées par des conflits qu’il entretient avec des personnalités du domaine de l’énergie nucléaire aux États-Unis, dont Lewis Strauss, président de l’AEC qui milite pour le secret sur la technologie nucléaire, et le physicien Edward Teller, partisan de la mise au point de la bombe thermonucléaire.

L’audition débute le 12 avril 1954 devant un comité, le Personnel Security Board, puisqu’Oppenheimer refuse de renoncer à son habilitation de sécurité et qu’il conseille l’AEC en vertu d’un contrat qui se termine en juin de cette année-là. Plusieurs scientifiques, militaires et dirigeants témoignent devant le comité, qui décide de ne pas la lui rendre. En effet, même s’il est d’avis que le physicien a fait montre de beaucoup de discrétion sur les secrets nucléaires américains, il juge qu’il représente un « risque pour la sécurité » nationale. Quelques semaines plus tard, l’AEC confirme cette décision, ce qui marque la fin officielle de la relation d’Oppenheimer avec le gouvernement des États-Unis.

Cette audition donne naissance à de nombreuses controverses sur le traitement qu’il a subi, qui serait le reflet de l’ambiance anticommuniste de l’époque aux États-Unis qui est en plein maccarthysme.

L’audition est la conséquence de plusieurs incidents dans les parcours personnel et professionnel de Robert Oppenheimer qui remontent aux années 1930 lorsqu’il a été membre de différents groupes de pression gauchistes et qu’il a entretenu des liens avec des membres du Parti communiste des États-Unis d’Amérique (PCÉUA). Sa femme Katherine, son frère Frank et l’épouse de ce dernier sont d’ailleurs membres du parti. Dans les années 1940, lorsqu’il est nommé directeur scientifique du Projet Manhattan, les services de sécurité de l’armée américaine connaissent le passé militant du physicien. Le sentiment anticommuniste qui prévaut aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale ne peut que condamner les agissements antérieurs d’Oppenheimer. Finalement, en 1954, les autorités politiques américaines, sous la présidence de Dwight D. Eisenhower, craignent une infiltration de l’appareil d’État par des sympathisants communistes contrôlés par les Soviétiques (peur alimentée par le maccarthysme).

Depuis 1937, Robert Oppenheimer est un proche ami d’Haakon Chevalier, un professeur de littérature française qui enseigne à l’université de Californie à Berkeley. Deux ans plus tard, en septembre 1939, la Seconde Guerre mondiale éclate. À cette époque, les autorités américaines sont au courant du programme de recherches atomiques allemand, mais c’est seulement à partir de 1942 que l’armée américaine s’engage résolument dans les recherches atomiques. Le 25 février 1943, malgré son passé de militant gauchiste, le général Leslie Richard Groves nomme Oppenheimer directeur scientifique du Projet Manhattan. Quelques jours plus tard, Chevalier, dans un entretien informel, lui fait part d’un échange qu’il a eu avec un scientifique britannique, George Eltenton, qui pourrait servir d’intermédiaire en vue de transmettre des informations techniques aux Soviétiques puisque les États-Unis sont officiellement alliés de l’Union soviétique depuis la rupture du pacte germano-soviétique (le 22 juin 1941). Cependant, Oppenheimer rejette cette proposition.

Le scientifique omet de rapporter cette discussion dans les plus brefs délais. C’est seulement en août 1943 qu’il confie à des officiers responsables de la sécurité du Projet Manhattan que trois hommes travaillant au Laboratoire national de Los Alamos ont été contactés dans le but de transmettre des secrets nucléaires à l’Union soviétique. Oppenheimer leur dit que le sympathisant communiste George Eltenton travaille chez Shell. Plus tard, lorsque le général Groves lui ordonne de désigner les trois hommes et lui promet en échange de ne pas transmettre leurs noms au FBI, Oppenheimer raconte toute l’histoire : il n’y a que son ami Haakon Chevalier qui l’a entretenu à ce sujet lors d’un repas. En 1947, le physicien est encore interrogé sur cet incident et fait une déposition contradictoire. Un seul scientifique de Los Alamos aurait été contacté — lui-même —, par Chevalier qui aurait dit à l’époque connaître quelqu’un, Eltenton, pouvant servir d’intermédiaire avec les Soviétiques. Oppenheimer dit avoir inventé les autres scientifiques pour couvrir Chevalier, car il a cru que s’il ne parlait que d’une seule personne, les services secrets de l’armée auraient immanquablement identifié Chevalier, qu’Oppenheimer estime incapable de trahir son pays. Par ailleurs, le général Groves juge Oppenheimer trop important pour l’effort de guerre allié pour le démettre de ses fonctions en se fondant sur des soupçons de trahison ; il est, selon lui, «&nbsp sweater fabric;absolument essentiel au projet ». L’histoire qu’Oppenheimer a inventée en 1943 et les modifications introduites dans ses dépositions successives seront mentionnées lors de l’audition.

À partir de 1947, après la Seconde Guerre mondiale, Oppenheimer préside le General Advisory Committee (GAC, « Comité consultatif général »), un groupe de scientifiques qui conseille la Commission de l’énergie atomique des États-Unis (AEC). À ce poste, il se fait de nombreux ennemis. Le FBI, sous les ordres de J. Edgar Hoover, le surveille continuellement depuis 1940 à la suite de la découverte de ses liens avec le PCÉUA. Le service de police judiciaire est prêt à livrer des informations incriminantes aux ennemis politiques d’Oppenheimer. Parmi ceux-ci se trouve Lewis Strauss, un commissaire de l’AEC qui entretient depuis longtemps des soupçons à l’égard du physicien à cause de son opposition au déploiement des bombes thermonucléaires et de l’humiliation qu’il lui a fait subir devant le Congrès des États-Unis quelques années plus tôt (Strauss s’opposant à l’exportation de tout matériel radioactif, même s’il ne peut servir qu’à des fins médicales). Strauss et le sénateur Brien McMahon, auteurs de l’Atomic Energy Act de 1946, ont d’ailleurs recommandé au président des États-Unis Dwight D. Eisenhower de révoquer l’habilitation de sécurité d’Oppenheimer. Cette décision est issue d’une controverse sur les positions politiques d’anciens étudiants d’Oppenheimer, dont David Bohm, Joseph Weinberg et Bernard Peters.

En juin 1949, Oppenheimer témoigne devant l’House Un-American Activities Committee, où il admet qu’il a eu des contacts avec le PCÉUA dans les années 1930. Par ailleurs, sa femme Kitty, son frère Frank Oppenheimer et l’épouse de celui-ci, Jacquenette, sont tous trois membres du PCÉUA. Son frère Frank a été renvoyé de l’université Stanford pour avoir milité en faveur du communisme. Robert lui trouvera un emploi dans une autre université à la condition qu’il cesse toute activité politique.

De 1949 à 1953, Oppenheimer s’est aussi impliqué dans plusieurs controverses et conflits. Edward Teller, indifférent à l’arme atomique lors de son passage au Laboratoire national de Los Alamos pendant la Seconde Guerre mondiale, a reçu l’autorisation d’Oppenheimer de poursuivre des recherches sur l’arme thermonucléaire (alors qu’Oppenheimer aurait pu le congédier pour refus de participer à l’effort de guerre) et a quitté Los Alamos pour fonder en 1951 le futur Laboratoire national de Lawrence Livermore. Teller est donc libre de poursuivre ses travaux. C’est dans ce laboratoire qu’est mise au point la future bombe H qui peut être transportée un aéronef ; l’armée de l’air américaine contrôle donc ce laboratoire. Oppenheimer, qui s’oppose à l’usage des bombes thermonucléaires, est partisan des armes tactiques (atomiques) qui sont utiles sur un théâtre d’opérations et donc qui intéressent l’armée de terre américaine. Lorsque Dwight D. Eisenhower devient président des États-Unis en 1952, l’armée de l’air exerce une influence prépondérante à l’intérieur du gouvernement des États-Unis.

À la fin 1953, le directeur du FBI, J. Edgar Hoover, reçoit une lettre de William Borden, ancien conseiller en chef du Joint Committee on Atomic Energy. Dans sa lettre, Borden écrit qu‘« en s’appuyant sur les études menées pendant des années sur les documents classifiés, on peut avancer comme plus probable que l’hypothèse inverse que J. Robert Oppenheimer est un agent au service de l’Union soviétique. » Les accusations émises dans cette lettre se fondent sur un dossier contenant des informations accumulées tout au long de onze ans de surveillance constante : de mars 1941 jusqu’en 1952, Oppenheimer est sur écoute téléphonique au bureau et à son domicile, son courrier est ouvert et ses rencontres sont épiées.

La lettre de Borden comprend ce passage :

« Cette opinion considère les facteurs suivants, parmi d’autres.

1. Il est prouvé qu’à partir d’avril 1942 : (a) Il a mensuellement remis des sommes conséquentes au parti communiste ; (b) Il a maintenu ses liens avec le communisme malgré la signature du Pacte germano-soviétique et l’invasion soviétique de la Finlande ; (c) Sa femme et son jeune frère ont été communistes ; (d) Il n’a eu aucun ami proche sauf des communistes ; (e) Il a eu au moins une maîtresse communiste ; (f) En exceptant les associations professionnelles, il a seulement été membre d’organisations communistes ; (g) Les gens qu’il a recrutés pendant les premiers temps de la guerre pour le projet atomique à Berkeley ont exclusivement été communistes ; (h) Il a joué un rôle clé dans le recrutement de membres du parti communiste et (i) Il a régulièrement eu des échanges avec des agents soviétiques.

2. Il est prouvé que : (a) En mai 1942, il a soit cessé de contribuer au parti communiste ou soit transmis ses contributions par un canal encore inconnu ; (b) En avril 1943, son nom a été formellement soumis à une enquête de sécurité ; (c) Il a été lui-même conscient à cette époque que son nom y a été soumis et (d) Il a sciemment et de façon répétée transmis de fausses informations au général Groves, au Manhattan District et au FBI pour la période allant de 1939 à avril 1942.

3. Il est prouvé que : (a) Il a embauché nombre de communistes, certains n’ayant aucune compétence technique, pendant la guerre à Los Alamos ; (b) Il a sélectionné l’un de ceux-ci pour rédiger l’histoire officielle de Los Alamos ; (c) Il a été un partisan enthousiaste du programme de développement de la bombe H jusqu’au 6 août 1945 (Hiroshima), jour à partir duquel il a personnellement invité le personnel expérimenté travaillant dans ce domaine à y renoncer et (d) Il a été un partisan enthousiaste du programme de la bombe A jusqu’à la fin de la guerre, moment où il a immédiatement prôné et de façon claire le démantèlement du laboratoire de Los Alamos.

4. Il est prouvé que : (a) Il a largement influencé les responsables militaires et la Commission de l’énergie atomique dans le but unique, ou presque, d’arrêter le développement de la bombe H à partir du milieu de 1946 jusqu’au 31 janvier 1950 ; (b) Il a travaillé sans relâche, à partir du 31 janvier 1950 et par la suite, pour retarder le programme de bombe H des États-Unis ; (c) Il a utilisé son énorme influence contre tout effort d’après-guerre pour augmenter les capacités de production du matériel servant à la bombe A ; (d) Il a utilisé son énorme influence contre tout effort d’après-guerre visant à accroître la quantité de matériaux bruts d’uranium et (e) Il a utilisé son énorme influence contre tout effort d’après-guerre pour développer les applications atomiques, incluant le sous-marin nucléaire et les programmes d’aéronefs, tout comme les projets industriels de production d’énergie. »

La lettre conclut :

« 1. Entre 1939 et le milieu de 1942, nous devons considérer comme plus probable que l’hypothèse inverse que J. Robert Oppenheimer a été un communiste suffisamment convaincu pour qu’il communique de son plein gré des informations aux Soviétiques ou qu’il se conforme à des demandes de telles informations. (Ce qui comprend la possibilité qu’il fait valoir sa grande expertise en matière d’armes atomiques sur instruction des Soviétiques.) 2. Nous devons considérer comme plus probable que l’hypothèse inverse qu’il est depuis un agent secret et 3. Nous devons considérer comme plus probable que l’hypothèse inverse qu’il a agi depuis lors selon des directives soviétiques pour influencer l’armée, le développement de l’énergie atomique, le renseignement et la politique diplomatique des États-Unis. »

Ces accusations ne sont pas nouvelles, certaines étant connues depuis qu’Oppenheimer a été nommé responsable de recherches atomiques. Pourtant, personne n’a tenté jusqu’alors de lui retirer son habilitation de sécurité. Même si aucune preuve nouvelle n’est fournie, le président américain Eisenhower ordonne qu’un « mur opaque » soit dressé entre le scientifique et les secrets nucléaires du pays, car il craint une attaque du sénateur Joseph McCarthy (principal responsable du maccarthysme). Lorsque le physicien Abraham Pais informe son collègue Albert Einstein de ce qui se prépare, le savant allemand ne peut s’empêcher de rire et s’explique : « Tout ce qu’Oppenheimer avait à faire, c’était d’aller à Washington, de dire aux officiels qu’ils étaient des imbéciles et de rentrer chez lui… »

Le 21 décembre 1953, Lewis Strauss informe Robert Oppenheimer que son actuel statut va être réévalué pour deux raisons : à cause de la mise en place de nouveaux critères de sélection et parce qu’un ancien haut fonctionnaire a attiré l’attention des responsables sur ses agissements. Une lettre du général Kenneth Nichols, directeur général de l’AEC, esquisse les accusations qui seront portées contre lui. Strauss lui indique que son habilitation de sécurité est suspendue jusqu’à ce que soient traitées les accusations résumées dans la lettre et envisage avec lui l’hypothèse de sa démission.

Après avoir consulté deux avocats, Oppenheimer préfère se défendre. Il informe Strauss que certaines informations de la lettre de Nichols sont véridiques, d’autres erronées.

L’audition a lieu à proximité du Washington Monument dans un bâtiment qui abrite les bureaux de l’AEC. Elle débute le 12 avril 1954 et se terminera quatre semaines plus tard. L’AEC est représentée par Roger Robb, un avocat qui travaille à Washington, et Arthur Rolander, alors que les avocats d’Oppenheimer sont dirigés par Lloyd K. Garrison, un avocat réputé de New York. Gordon Gray, président de l’université de Caroline du Nord, dirige le comité d’audition, officiellement le Personnel Security Board (« Comité sur la sécurité du personnel »). Font également partie du comité, Thomas Alfred Morgan, industriel à la retraite, et Ward V. Evans, directeur du département de chimie de l’université Northwestern.

L’audition se déroule à huis clos et, au départ, le verbatim des témoignages n’est pas rendu public. Au début, Gray déclare qu’elle est « strictement confidentielle » et s’engage à ce qu’aucune information n’en soit diffusée. Pourtant, quelques semaines après la fin des travaux, l’AEC publie une retranscription fidèle de l’audition. Oppenheimer et Garrison brisent aussi le caractère confidentiel en donnant des informations au journaliste James Reston du New York Times, qui publie un article sur l’audition dès le 13 février.

Comme Robb, Garrison demande une habilitation de sécurité temporaire avant que l’audition ne commence. Cependant, aucune habilitation ne lui est accordée pour le temps de l’audition. Les avocats d’Oppenheimer ne peuvent donc consulter les documents classés secret défense contrairement à Robb. À au moins trois reprises, Garrison et ses collègues quittent la pièce pour des raisons de sécurité, laissant Oppenheimer seul, en violation des règlements de l’AEC. Pendant l’audition, Robb, à plusieurs reprises, soumet les témoins d’Oppenheimer à un contre-interrogatoire en utilisant des documents classés secret défense, lesquels ne peuvent être consultés par les avocats d’Oppenheimer. Régulièrement, Robb les lit à voix haute en dépit de leur caractère secret.

L’ancien avocat général de l’AEC, Joseph Volpe, a vivement conseillé à Oppenheimer de prendre un avocat rigoureux et combatif. Garrison est aimable et cordial, alors que Robb se montre agressif. Garrison remet, spontanément, la liste de ses témoins, alors que Robb refuse de le faire, ce qui lui donne un avantage certain lorsqu’il soumet les témoins d’Oppenheimer à un contre-interrogatoire.

Avant l’audition, les membres du comité se sont réunis avec Robb pour analyser le contenu du dossier de surveillance du FBI. C’est possible parce que le blank pad rule, qui s’applique à la plupart des agences fédérales américaines en 1946, ne s’applique pas dans le cas de l’audition. Garrison a demandé l’autorisation de consulter le dossier, mais sa demande a été rejetée. À leur insu, les conversations d’Oppenheimer et de son avocat font régulièrement l’objet d’écoutes électroniques.

L’audition se focalise sur les 24 allégations esquissées dans la lettre de 3 500 mots de Nichols, dont 23 portent sur les activités communistes et gauchistes d’Oppenheimer entre 1943 et 1946, ce qui comprend l’affaire Chevalier. La 24e allégation évoque son opposition au développement de la bombe thermonucléaire américaine. En autorisant l’étude de celle-ci, l’AEC altère la nature de l’audition, puisqu’elle ouvre la porte à une enquête sur ses activités de conseiller scientifique dans l’après-guerre.

Oppenheimer témoigne pendant 27 heures au total. Son comportement est radicalement différent de ceux dont il a fait preuve lors d’interrogatoires précédents, par exemple lorsqu’il a comparu devant l’House Un-American Activities Committee (HUAC). Quand il est soumis au contre-interrogatoire de Robb, qui use de son droit de consulter des documents classifiés (tel le dossier de surveillance), Oppenheimer est « souvent anxieux, parfois, de façon surprenante, confus, il s’excuse régulièrement pour ses activités antérieures et va même jusqu’à se blâmer lui-même&nbsp phone waterproof pouch.

L’un des thèmes centraux de l’audition est le témoignage d’Oppenheimer à propos des tentatives de George Eltenton d’obtenir la collaboration de scientifiques œuvrant au Laboratoire national de Los Alamos, une histoire qu’il a fabriquée de toutes pièces pour protéger son ami Haakon Chevalier. Les deux versions de ses déclarations ont été transcrites à la suite de ses interrogatoires voici une décennie. Au banc des témoins, il est très surpris lorsqu’il en reçoit le texte en mains propres, texte qu’il n’a pas eu l’occasion d’analyser. Interrogé par Robb, il admet qu’il a menti à Boris Pash, un officier du contre-espionnage militaire. À la question de savoir pourquoi il a inventé cette histoire de trois scientifiques qui ont été approchés en vue de livrer des renseignements, Oppenheimer répond : « Parce que j’ai été un imbécile. »

Robb questionne Oppenheimer sur sa vie privée, y compris sa relation avec Jean Tatlock, une communiste avec laquelle il a passé une nuit tout entière alors qu’il était marié.

Le général Leslie Richard Groves, qui témoigne pour le compte de l’AEC et donc contre Oppenheimer, confirme qu’embaucher Oppenheimer en tant que directeur scientifique du Projet Manhattan était un bon choix. Groves est d’avis que le refus d’Oppenheimer de rapporter les propos de Chevalier est « typique, chez les jeunes Américains qui font ensemble leurs études, de leur tendance à considérer qu’il n’est pas loyal de rapporter sur le compte d’un ami . » Interrogé par Robb, Groves redit sa confiance en Oppenheimer et, qu’en appliquant les critères de sécurité de 1954, il ne donnerait pas l’habilitation au physicien. Selon Gregg Herken, Groves est favorable au physicien, mais Robb et Strauss font « quasiment chanter Groves pour l’empêcher de témoigner en faveur d’Oppenheimer ».

La majorité des questions posées au chercheur portent sur son rôle dans l’embauche de ses anciens étudiants Rossi Lomanitz et Joseph Weinberg, deux membres du PCÉAU, au Laboratoire national de Los Alamos.

Edward Teller est opposé à la tenue d’une audition de sécurité, pensant que c’est inapproprié, mais est miné par des conflits de longue date. Robb le convoque en tant que témoin devant le comité et, peu avant, Teller lit un dossier préparé par Robb dont plusieurs éléments mettent en cause Oppenheimer. Devant le comité, Teller le déclare loyal, mais « en de nombreuses occasions, j’ai vu le Dr Oppenheimer agir […] d’une façon qu’il m’était extrêmement difficile de comprendre. Je me suis trouvé en complet désaccord avec lui sur beaucoup de questions et ses actions m’ont franchement parues confuses et compliquées. Dans cette mesure, j’estime que je préférerais voir les intérêts vitaux de mon pays dans des mains que je comprendrais mieux, et en qui j’aurais donc plus confiance. » À la question de savoir si Oppenheimer devrait récupérer son habilitationt de sécurité, Teller répond : « s’il s’agit d’une question de sagesse et de jugement, alors, à en juger par ses actions depuis 1945, je dirais qu’il serait plus prudent de ne pas lui accorder cet accès. » Son témoignage provoque la colère de la communauté scientifique ; en conséquence, il est de facto ostracisé et exclu de celle-ci. Également, les scientifiques Luis Walter Alvarez, Wendell Mitchell Latimer et David Grigs, en faveur du développement de la bombe à hydrogène, témoignent contre Oppenheimer.

Plusieurs scientifiques éminents, tout comme des membres en vue du gouvernement et de l’armée, témoignent en faveur d’Oppenheimer. Parmi eux, entre autres, Enrico Fermi, Isidor Isaac Rabi, Hans Bethe, John McCloy, James Bryant Conant et Vannevar Bush, tout comme deux anciens directeurs et trois anciens commissaires de l’AEC. Parmi les témoins, on note aussi l’ancien officier de renseignements de l’armée, John Lansdale, Jr. (en), responsable de la surveillance et des enquêtes sur Oppenheimer pendant la guerre. Il affirme que le savant n’est pas un communiste et qu’il a été « loyal et discret ». Le physicien Ernest Orlando Lawrence fait savoir qu’il est incapable de témoigner en raison d’une maladie qui l’oblige à se reposer. Effectivement, le 26 avril, il souffre d’une colite, la plus sévère qu’il ait jamais connue, et son frère, médecin, lui a ordonné de rester à la maison.

L’audition se termine le 6 mai 1954 par le plaidoyer de Garrison. Il pose la question de savoir si l’accès d’Oppenheimer aux documents confidentiels met en danger la sécurité et la défense du pays. Il rappelle alors que le physicien a manipulé de tels documents pendant une décennie sans qu’il ne révèle quoi que ce soit. De plus, malgré une surveillance constante de onze ans, personne n’a pu faire la preuve qu’il ait divulgué quelque secret que ce soit.

Le Personnel Security Board fait connaître sa décision le 27 mai 1954 dans une lettre de 15 000 mots adressée au directeur général Nichols. Le comité considère que 20 des 24 allégations sont vraies ou substantiellement vraies. Il estime que, bien qu’Oppenheimer s’est opposé à la mise au point de la bombe thermonucléaire et que son manque d’enthousiasme a influencé les autres scientifiques, il n’a pas activement milité pour que les scientifiques ne travaillent pas à sa conception, contrairement à ce qu’affirme Borden dans sa lettre. Selon le comité, « il n’y a aucune preuve qu’il ait été, au sens strict membre du parti [communiste] », et conclut qu’il est un « citoyen loyal ». Il écrit qu’Oppenheimer « a fait preuve d’une grande discrétion, démontrant par là une aptitude inhabituelle à garder des secrets d’importance vitale », mais il a présenté « une tendance à se soumettre à la contrainte extérieure ou du moins à être influençable, durant plusieurs années. »

Le comité déclare que la relation d’Oppenheimer à Haakon Chevalier « n’est pas du type de celles que notre système de sécurité puisse admettre chez une personne qui accède régulièrement aux informations les plus critiques. » Le comité ajoute « que la conduite habituelle d’Oppenheimer est le résultat d’un manque grave de prise en compte envers les exigences de la sécurité nationale », ce qui peut faire peser de graves conséquences sur la sécurité du pays. Toujours selon le comité, son attitude envers le programme de développement de la bombe thermonucléaire soulève des doutes sur la pertinence de sa future participation, sans oublier qu’il n’a pas fait « montre de sincérité à plusieurs reprises  » lors de témoignages ou d’interrogatoires.

Le comité décide de ne pas maintenir l’habilitation de sécurité d’Oppenheimer par deux voix contre une.

Dans une courte opinion dissidente, Evans argue que l’habilitation d’Oppenheimer doit être rétablie. Il souligne que l’AEC connaissait la plupart des accusations lorsqu’il l’a obtenue en 1947 (époque où il est nommé au GAC), et que « lui refuser son habilitation maintenant pour le domaine dans lequel il l’a obtenue en 1947, quand nous savons avec certitude qu’il est un moindre danger pour la sécurité maintenant qu’auparavant, ne semble guère la procédure à suivre dans un pays libre. » Evans ajoute que son association avec Chevalier n’est pas un signe de déloyauté, et qu’il n’a pas entravé le développement de la bombe thermonucléaire. Il pense personnellement que « notre refus d’autoriser le Dr Oppenheimer entachera le blason de notre pays » et s’inquiète des effets d’une décision erronée sur le développement scientifique de la nation.

Oppenheimer, plutôt que de faire appel de la décision, demande directement à l’AEC de la confirmer, car c’est l’arbitre final dans ce genre d’affaires.

« L’affaire Robert J. Oppenheimer montre que les décideurs politiques et militaires ne croient plus à la neutralité des avis d’expertise scientifique. Les accusateurs de Robert Oppenheimer tiennent les avis scientifiques pour des avis politiques. »

— Yaovi Akakpo

Dans un mémorandum du 12 juin 1954, le directeur général Nichols recommande que l’habilitation de sécurité d’Oppenheimer ne lui soit pas rendue. Dans cinq conclusions, Nichols affirme que le chercheur est « un communiste dans tous les sens, excepté qu’il ne porte pas de carte du parti », que l’incident Chevalier est un indice qu’Oppenheimer « n’est pas fiable ou digne de foi » et que ses fausses déclarations sont similaires à des agissements criminels. Il mentionne que l’opposition d’Oppenheimer et son mépris pour la sécurité sont symptomatiques d‘« un perpétuel mépris d’un système de sécurité raisonnable ». Le mémorandum n’est pas publié ni remis aux avocats d’Oppenheimer, qui n’est pas autorisé à se présenter devant les responsables de l’AEC.

Le 29 juin 1954, l’AEC soutient les conclusions du Personnel Security Board, cinq commissaires votant en faveur, un seul s’opposant. La décision est rendue 32 heures avant la fin du contrat de consultant d’Oppenheimer.

Dans la conclusion majoritaire, Lewis Strauss affirme qu’Oppenheimer a montré de « graves insuffisances de « caractère » ». Selon lui, le chercheur, de « par ses associations, a montré de façon répétée un mépris délibéré des obligations de sécurité normales et appropriées » et qu’il « s’est bien plus d’une fois soustrait aux obligations auxquelles devraient et doivent se plier les citoyens au service de l’État. »

Malgré la promesse de confidentialité, l’AEC publie la retranscription complète de l’audition en juin 1954, après que la presse a publié des articles. Selon l’historien Philip Stern, le geste de l’AEC vise à atténuer les critiques du public lorsqu’il apprend l’audition d’Oppenheimer.

La majorité de la communauté scientifique américaine voit en Robert Oppenheimer la victime du maccarthysme, un intellectuel libéral qui a subi des attaques injustifiées d’adversaires désireux d’en découdre et emblématique de la transition de monde académique au domaine militaire. Le physicien John von Neumann résumera son opinion de l’audition par l’AEC en déclarant devant un comité du Congrès des États-Unis : « En Angleterre, Oppenheimer aurait été fait chevalier. » Et, en conséquence, « placé au-dessus de toute censure ». Le diplomate George F. Kennan lui suggérera de se rendre en Europe, « où n’importe quelle université serait ravie de l’accueillir ». Oppenheimer répliquera, les larmes aux yeux : « Nom de dieu, il se trouve que j’aime ce pays ! » Sa famille, plus particulièrement ses deux enfants, est profondément affectée et subira les séquelles psychologiques de cette affaire pendant des années. Le scientifique est dorénavant écarté de tout emploi au sein du gouvernement fédéral américain.

Dans le grand public et les médias, l’affaire Oppenheimer serait révélatrice du conflit qui oppose les partisans du pouvoir militaire (dont Edward Teller est le symbole) et les intellectuels de gauche (symbolisés par Robert Oppenheimer) à propos de l’opportunité de posséder des armes de destruction massive. Plusieurs historiens contestent cette vision réductrice. En 1964, quand le dramaturge allemand Heinar Kipphardt met en scène une pièce sur l’événement, Oppenheimer réagit avec amertume en apprenant qu’il est décrit comme un martyr : « Toute cette maudite chose [NdE : l’audition de sécurité] était une farce, et ces personnes essaient d’en faire une tragédie. »

Dans un article du magazine Time de mai 2005, le critique littéraire Richard Lacayo commente deux ouvrages récemment parus : « En ce qui concerne l’effort engagé pour démontrer qu’il a été membre du parti, et beaucoup moins pour ses activités d’espionnage, l’enquête a été un échec. Son objectif a été plus large, cependant : punir le plus éminent des citoyens qui ont critiqué la décision des États-Unis de passer des armes atomiques à la bombe H, arme plus destructrice. » D’après lui, à la suite de l’audition, Oppenheimer se fera plus discret sur une politique nucléaire plus sensée.

L’historien Richard Polenberg, faisant observer qu’Oppenheimer a témoigné sur les activités gauchistes de ses collègues, fait l’hypothèse que, si l’habilitation d’Oppenheimer lui avait été rendue, il aurait été étiqueté comme celui qui « a vendu ses collègues » pour maintenir sa réputation.

Dans un ouvrage publié en 2002, Gregg Herken, un historien de la Smithsonian Institution, en s’appuyant sur de nouveaux documents, soutient qu’Oppenheimer a été membre du PCÉUA. Lors d’un congrès au Woodrow Wilson Institute le 20 mai 2009, en se référant à une analyse approfondie des carnets d’Alexandre Vassiliev (qui contiennent des informations tirées des archives du KGB), John Earl Haynes, Harvey Klehr et Alexandre Vassiliev concluent qu’Oppenheimer n’a jamais espionné pour le compte des Soviétiques. Le KGB a tenté à plusieurs reprises de le recruter, sans succès. Les documents publiés par le KGB après la dislocation de l’URSS et les retranscriptions du projet Venona vont à l’encontre des accusations d’espionnage. Par ailleurs, Oppenheimer a régulièrement demandé le renvoi d’employés du Projet Manhattan favorables à l’Union soviétique.

Même s’il a reçu le prix Enrico Fermi en 1963 des mains du président Lyndon B. Johnson, son habilitation de sécurité ne lui a pas été restituée.

Le scénariste allemand Heinar Kipphardt publie le scénario d’une pièce de théâtre, In der Sache J. Robert Oppenheimer (de), en 1964. Oppenheimer conteste la pièce, menaçant l’auteur de poursuites judiciaires et dénonçant des « improvisations qui sont contraires à l’histoire et à la nature des personnes impliquées », y compris le portrait qu’en fait la pièce et qui fait de lui une personne considérant la bombe comme l‘« œuvre du diable ». Dans sa lettre à Kipphardt, il écrit : « Vous avez certainement oublié Guernica, Dachau, Coventry, Belsen, Varsovie, Dresde et Tokyo. Pas moi. » Kipphardt offre de faire des corrections, mais défend son travail. La première se déroule à Broadway en juin 1968. Le critique de théâtre Clive Barnes, du New York Times, la qualifie de « pièce colérique et partisane » qui prend parti pour Oppenheimer, qui apparaît comme un « fou tragique et génial ».

L’audition est aussi mise de l’avant dans la série télévisée de la BBC Oppenheimer, diffusée en 1980, qui met en vedette Sam Waterston (Oppenheimer) et David Suchet (Teller). La même année, la série gagne trois BAFTA Awards sur les sept décernés. En 2009, le réseau américain PBS diffuse The Trials of J. Robert Oppenheimer (que l’on peut traduire par « Les Procès/Essais/Épreuves/Tribulations de J. Robert Oppenheimer »), un téléfilm de deux heures qui retrace à travers des entrevues et des courtes représentations le parcours de Robert Oppenheimer, y compris les raisons qui ont mené à son audition de sécurité.

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Echinodermata (classification phylogénétique)

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Cette page a pour objet de présenter un arbre phylogénétique des Echinodermata (Échinodermes), c’est-à-dire un cladogramme mettant en lumière les relations de parenté existant entre leurs différents groupes (ou taxa), telles que les dernières analyses reconnues les proposent. Ce n’est qu’une possibilité, et les principaux débats qui subsistent au sein de la communauté scientifique sont brièvement présentés ci-dessous, avant la bibliographie.

Le cladogramme présenté ici se veut cohérent avec les dernières analyses publiées et accessibles white football jersey. Il n’est pas forcément consensuel, et on peut toujours se référer à la bibliographie indiquée au bas de l’article.

Le symbole renvoie à la partie immédiatement supérieure de l’arbre phylogénétique du vivant. Le signe renvoie à la classification phylogénétique du groupe considéré. Tout nœud de l’arbre portant plus de deux branches montre une indétermination de la phylogénie interne du groupe considéré.

Les habitudes typographiques des botanistes et des zoologistes sont différentes. Ici, par commodité de lecture, et certains groupes actuels relevant des deux domaines traditionnels, les noms de taxons supérieurs au genre sont tous écrits en caractères droits, les noms de genres ou d’espèces en italiques.

À la suite d’un taxon, sa période d’apparition, quand elle est connue, peut être indiquée suivant la légende suivante : (Plé) : Pléistocène ; (Pli) : Pliocène ; (Mio) : Miocène ; (Oli) : Oligocène&nbsp football shirt designer;; (Éoc) : Éocène ; (Pal) : Paléocène ; (Cré) : Crétacé ; (Jur) : Jurassique ; (Tri) : Trias ; (Per) : Permien ; (Car) : Carbonifère ; (Dév) : Dévonien ; (Sil) : Silurien ; (Ord) : Ordovicien ; (Camb) : Cambrien ; (Edi)&nbsp latest football jersey;: Édiacarien. Pour plus de précision si possible, () : inférieur ; (~) : moyen  sweater fabric; (+) : supérieur.

Protoreaster linckii (Asteroidea)

Acanthaster planci (Asteroidea)

Ptilometra australis (Crinoidea)

Comatule (Crinoidea)

Ophiura ophiura (Ophiuroidea)

Synapta maculata (Holothuroidea, île de La Réunion)

Holothuria leucospilota (Holothuroidea, Ile de la Réunion)

Echinometra mathaei (Echinoidea, Ile de la Réunion)

Heterocentrotus mammillatus (Echinoidea, Echinometridae)

Les différentes classes actuelles d’Échinodermes, tous pentaradiés, sont bien individualisées. Mais la phylogénie de l’ensemble du groupe, ainsi que la définition de celui-ci, deviennent délicates dès lors qu’on y inclut les nombreuses classes fossiles, et plus encore en rajoutant les formes plus anciennes provenant d’Ediacara ou des schistes de Burgess.

La position de certains groupes a même été contestée (les Mitrata ont parfois été considérés comme des Chordés – les « Calcichordés » – ou les Tribrachididés au contraire comme proches des Échinodermes plutôt que des Cnidaires).

Traditionnellement, les formes fossiles sans symétrie 5 sont regroupées dans les Homalozoaires, tandis que les Échinodermes stricto sensu sont répartis entre Pelmatozoaires et Éleuthérozoaires. Il s’avère aujourd’hui qu’Homalozoaires (i.e. Soluta, Cincta, Mitrata, Cornuta, Ctenocystoidea) et Pelmatozoaires (i.e. Blastoidea, Eocrinoidea, Cystoidea, Crinoidea, etc.) sont para- ou polyphylétiques.

Au sein même des Éleuthérozoaires, la position des Holothuries et des Ophiures varie selon les auteurs.

Les travaux de Mooi et David remettent en question une phylogénie impossible à finaliser si on la base sur le caractère pentaradié, en distinguant l’organisation des axes du squelette (lire leur article de 1999 en français).

La classification de référence actuellement (et celle utilisée par Wikipédia) est celle proposée par le site World Register of Marine Species, établie par un collège de spécialistes mondiaux sur la base de publications scientifiques citées, et régulièrement mise à jour.

Xyloplax janetae, des Peripodida

Novodinia antillensis, une Brisingida

Pisaster ochraceus, une Forcipulatida

Echinaster sepositus, une Spinulosida

Cheiraster echinulatus, une Notomyotida

Astropecten aranciacus, une Paxillosida

Choriaster granulatus, une Valvatida

Euretaster insignis, une Velatida

Gorgonocephalus arcticus, une Euryalida

Ophiolepis elegans, une Ophiurida

Comaster schlegelii, une Comatulida

Holopus sp., une Cyrtocrinida

Fossile d‘Encrinus liliiformis, un Encrinida

Calamocrinus diomedæ, un Hyocrinida

Proisocrinus ruberrimus, un Isocrinida

Fossile de Seirocrinus subsingularis, un Millericrinida

Aspidodiadema hawaiiense, un Aspidodiadematoida

Diadema antillarum, un Diadematoida

Caenopedina hawaiiensis, un Pedinoida

Salenocidaris hastigera (séché), un Salenioida

Arbacia lixula, un Arbacioida

Strongylocentrotus franciscanus, un Camarodonta

Stomopneustes variolaris, un Stomopneustoida

Asthenosoma marisrubri, un Echinothurioida

Pourtalesia wandeli (séché), un Holasteroida

Maretia planulata, un Spatangoida

Echinoneus cyclostomus, un Echinoneoida

Peronella lesueuri, un Clypeasteroida

Echinolampas depressa, un Echinolampadoida

Eucidaris metularia, un Cidaroida

Euapta godeffroyi, un Apodida

Actinopyga echinites, un Aspidochirotida

Cercodemas anceps, un Dendrochirotida

Scotoplanes globosa, un Elasipodida

Paracaudina australis, un Molpadida

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Castello Ursino

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Porte
Bastioni
Castello Ursino
Sant’Agata al Carcere
Palazzo Biscari

Municipalità – Architetture – Chiese principali – Piazze principali – Terme romane – Giardini – Musei – Teatri – Sport – Personalità – Lingua siciliana

Il castello Ursino di Catania fu costruito da Federico II di Svevia nel XIII secolo. Il maniero ebbe una certa visibilità nel corso dei Vespri siciliani, come sede del parlamento e, in seguito, residenza dei sovrani aragonesi fra cui Federico III. Oggi è sede del Museo civico della città etnea, formato principalmente dalle raccolte Biscari e dei Benedettini.

Il castello Ursino fu voluto da Federico II di Svevia e fu costruito fra il 1239 ed il 1250. L’imperatore aveva pensato il maniero all’interno di un più complesso sistema difensivo costiero della Sicilia orientale (fra gli altri anche il castello Maniace di Siracusa e quello di Augusta sono riconducibili allo stesso progetto) e come simbolo dell’autorità e del potere imperiale svevo in una città spesso ostile e ribelle a Federico. Il progetto e la direzione dei lavori furono affidati all’architetto militare Riccardo da Lentini . Erroneamente immaginato a picco sul mare, esso si trovava a una cinquantina di metri di distanza dalla battigia, eretto su un’area in precedenza occupata da un quartiere della polis greca. Nei primi anni del XV secolo l’edificio è circondato dalla città e diverse casupole vi si addossano. Re Martino I di Sicilia nel 1405 sgomberò lo spazio intorno al maniero, per ricavare una piazza d’arme, demolendo tra gli altri il convento di San Domenico, lì ubicato dal 1313. In seguito venne scavato un profondo fossato bastionando le fondazioni dell’edificio messe a nudo e dotando la struttura di un complesso sistema di torrette e mura, probabilmente durante la fase di riorganizzazione delle mura di città su disegno di Camillo Camilliani, rendendo la struttura inespugnabile. Per superare il fosso, il nuovo sistema del fortilizio del maniero dovette essere dotato anche di un ponte levatoio, di cui pure alcune tracce sono ancora oggi ben visibili, sebbene mascherate da recenti strutture che lo celano. Secondo il Correnti sarebbe stato costruito sulla riva del mare per volontà di Federico II e il nome „Ursino“ dato al castello deriverebbe da Castrum Sinus ovvero il „castello del golfo“, nonostante esso appaia già con il nome di Castrum Ursinum in un diploma del 1255, che di fatto ridimensiona l’ipotesi di una storpiatura avvenuta nel tempo di sinus.

All’interno del castello si vissero alcuni dei momenti più importanti della guerra del Vespro. Nel 1295 vi si riunì il Parlamento Siciliano, che dichiarò decaduto Giacomo II ed elesse Federico III a re di Sicilia. Nel corso del 1296 il castello fu preso da Roberto d’Angiò e successivamente espugnato nuovamente dagli aragonesi. Re Federico abitò a partire dal 1296 il maniero, facendone la corte aragonese e così fecero anche i successori Pietro, di Ludovico best phone holder for running, Federico IV e Maria. Inoltre la sala dei Parlamenti fu nel 1337 anche la camera ardente per la salma di re Federico III. Nel 1347 all’interno del castello venne firmata la cosiddetta Pace di Catania fra Giovanni di Randazzo e Giovanna d’Angiò.

Il castello Ursino fu dimora reale dei sovrani del casato Aragona di Sicilia (ramo parallelo siciliano del casato di Barcellona) e ospitò tutti i re da Federico III e tutti i suoi discendenti fino al 1415 ospitò la regina Bianca d’Evreux di origine normanna ma ereditaria del regno di Navarra sposa di Martino I di Sicilia (deceduto nel 1409).
Finiti i Vespri, il castello, dimora di Maria di Sicilia, fu teatro del rapimento della regina da parte di Guglielmo Raimondo Moncada nella notte del 23 gennaio 1392, per evitare il matrimonio con Gian Galeazzo Visconti. Con l’avvento di Martino I di Sicilia il castello divenne nuovamente corte del regno.

Alfonso il Magnanimo riunì il 25 maggio del 1416, nella sala dei Parlamenti del castello i baroni e i prelati dell’isola per il giuramento di fedeltà al Sovrano e fino al 30 agosto vi si svolsero gli ultimi atti della vita politica che videro Catania come città capitale del regno. Nel 1434 lo stesso re Alfonso firmò nel castello l’atto con cui concedeva la fondazione dell’Università degli Studi di Catania.
Nel 1460 si riunirà nel castello Ursino il primo Parlamento del periodo aragonese-castigliano presieduto dal viceré Giovanni Lopes Ximenes de Urrea. Inoltre al suo interno morì nel 1494 don Ferdinando de Acuña viceré di Sicilia. Verrà sepolto in Cattedrale, nella cappella di Sant’Agata.
Nel XVI secolo venne costruito un bastione detto di San Giorgio a difesa del castello ed eseguite alcune modifiche in stile rinascimentale.

Dal XVI secolo, con la fine del Regno di Sicilia, il castello vide sempre più indebolito il suo ruolo militare, diventando temporaneamente dimora di viceré, e più costantemente del castellano, mentre una parte di esso fu adibito a prigione.

L’11 marzo 1669 da una frattura sopra Nicolosi cominciò la più imponente eruzione dell’Etna di epoca storica, che dopo aver distrutto orti e casali, giunse alle mura della città, che riuscì a superare da Nord-Ovest, nella zona del Monastero di San Nicolò l’Arena, per poi dirigersi verso il Bastione di San Giorgio. Il 16 aprile la lava arrivò attorno al castello e pur non intaccandone le strutture colmò il fossato, coprì i bastioni e spostò per alcune centinaia di metri anche la linea di costa. Qualche tempo dopo anche il terremoto del 1693 provocò una serie di danni alle strutture, compromettendo definitivamente il ruolo militare del castello.

Ristrutturato, continuò ad ospitare le guarnigioni militari prima piemontesi (1714) e quindi borboniche, assumendo anche il nome di Forte Ferdinandeo. Rimase tuttavia prigione fino al 1838, quando il governo borbonico riconoscendone il ruolo come fortilizio, vi apportò restauri e vi aggiunse nuove fabbriche che finirono con l’occultare sempre più l’originaria struttura sveva.

In tale stato il maniero rimase fino agli anni 30 del Novecento, quando fu oggetto di un radicale restauro, in vista della sua trasformazione in Museo.

Acquisito nel 1932 dal comune e sottoposto a restauri, oggi il castello si trova in pieno centro storico e, dal 20 ottobre 1934, è adibito a museo civico di Catania. Nel mese di novembre del 2009 sono stati ultimati i lavori di restauro.

La costruzione, a pianta quadrata, si ispira ai rinomati castelli del deserto ed ogni lato misura circa 50 metri. I quattro angoli sono dotati di torrioni circolari con diametro poco superiore ai 10 metri e altezza massima di 30, mentre le due torri mediane sopravvissute (in origine erano quattro) hanno un diametro di circa 7 metri. Le mura sono realizzate in opus incertum di pietrame lavico e presentano uno spessore di 2.50 metri. Nel corso del XVI secolo il castello venne dotato di un profondo fossato e fu rinforzato alle basi con massicce scarpate che lo slanciavano dandogli un aspetto decisamente imponente. Esse sono visibili nel fossato del lato sud del castello grazie ad una serie di scavi effettuati nel corso dei primi anni del XXI secolo.

Il lato settentrionale è quello principale ed è ben conservato con quattro finestre anche se originariamente non presentava aperture per renderlo meno vulnerabile agli attacchi nemici, qui l’entrata del castello era difesa da un ponte levatoio e da mura difensive i cui resti sono ancora visibili nel fossato di fronte all’entrata. Una base a scarpa rafforza la struttura del castello.

Il lato sud è molto cambiato nel tempo, data la scomparsa della torre mediana e delle numerose finestre aperte nel tempo. Qui troviamo una porta secondaria detta „porta falsa“ che, per mezzo di uno scivolo (che probabilmente era in legno e pietra), conduceva all’imbarcadero a mare ricavato oltre il bastione; il lato sud del castello infatti fino alla metà del XVI secolo era prospiciente la spiaggia. Poi la realizzazione del bastione di San Giorgio e della piattaforma di Santa Croce lo allontanarono dal mare, ma lo resero efficiente per l’uso dei cannoni. Il definitivo allontanamento dal mare e l’innalzamento del livello del terreno circostante al castello fu dovuto alla colata lavica del 1669 che lo cinse quasi totalmente e sommerse i bastioni. Il lato est non presenta la semi torre ma vi si trova una meravigliosa finestra di età rinascimentale con un pentalfa in pietra nera lavica. I moderni lavori di restauro hanno portato alla luce fino ad ora parte dei bastioni cinquecenteschi 1 liter water bottle, una garitta perfettamente conservata e i basamenti a scarpa che restituiscono la maestosità alle torri angolari del castello ottenuta a seguito dei rinforzi rinascimentali. Il progetto originale probabilmente non prevedeva una merlatura, rara nei castelli federiciani. Ma successive modifiche e ricostruzioni della parte sommitale di alcune torri, hanno probabilmente previsto l’inserimento di merlature.

L’ingresso, semplice, si trova nel prospetto nord ed ha sopra in una nicchia una scultura raffigurante un’aquila sveva che afferra una lepre simbolo del potere del sovrano Federico II sulla città etnea, erroneamente scambiata talora per agnello. Al suo interno si sviluppava la corte e vi rimane un bel cortile con scala esterna in stile gotico-catalano costruita in età rinascimentale, intorno all’atrio c’era una fuga di crociere quadrate che furono definite „campate di un maestoso tempio gotico“.

Attorno al cortile interno c’erano le quattro grandi sale fiancheggiate da sale minori, dalle quali si accede alle torri angolari. Ogni grande sala è divisa da tre campate, coperte da volte a crociera costolonate che si dipartono da semicolonne con capitelli ornati a foglie.

Dal piano inferiore al piano superiore si accedeva attraverso le scale a chiocciola posizionate all’interno delle semi torri nord e sud. Funzionalmente combinò sia la funzione di reggia (palatium) che quella di maniero (castrum).

L’aspetto complessivo del castello nel suo ambiente circostante è notevolmente cambiato nel tempo key holder for running, era prossimo al mare nei lati sud ed est, probabilmente in una vasta area aperta ridottasi ad uso agricolo dopo il progressivo abbandono dei quartieri meridionali nel corso della tarda antichità. In seguito, forse lungo il corso del XIV secolo durante l’espansione della Giudecca di Catania, la campagna su cui sorgeva venne occupata da fabbricati e conventi, tra cui quello di San Domenico, eretto nel 1313 sweater fabric. Dal 1405 la città che ormai lo soffocava venne sventrata e intorno all’edificio fu ricavata un’ampia piazza d’arme. In seguito la struttura fu circondata da bastioni e dotata di un fossato e venne reso imponente dalle scarpate. Dopo la colata lavica del 1669 e il terremoto del 1693, il castello vide allontanare la linea di costa di centinaia di metri e rialzarsi il livello del terreno di una decina di metri così che la sua imponenza e la sua magnificenza venne occultata per sempre.

Il lungo periodo durante il quale il castello fu adibito a carcere comportò notevoli modifiche strutturali, poiché il maniero federiciano, nonostante la sua ampiezza, non aveva un numero sufficiente di locali che si prestassero ad essere usati come prigione. Così le grandi sale del piano terra furono suddivise da nuovi muri e solai, che crearono ambienti minori in cui i prigionieri stavano come l’anime dannate nei cosiddetti dammusi, cioè piccole celle, oscure e infestate da topi, scorpioni e tarantole.

Una traccia di questa pagina della storia del castello si trova nelle centinaia di graffiti che riempiono i muri e gli stipiti di porte e finestre di tutti gli ambienti del piano terra (ad eccezione di quelli sul lato nord) e anche il cortile interno.

Il castello Ursino (primi del XX secolo).

Il castello Ursino in una riproduzione filatelica.

L’aquila imperiale che soggioga la lepre.

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