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Fauvette sarde

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Sylvia sarda

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Fauvette sarde (Sylvia sarda)

Nom binominal

Sylvia sarda
Temminck, 1820

Statut de conservation UICN

( LC )Landédaadmin, · Kategorien: Allgemein · Schlagwörter: ,

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Géolocalisation sur la carte : France

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Landéda [lɑ̃deda] (en breton : Landeda) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Les habitants de Landéda s’appellent les Landédaens.

Ville côtière du littoral de la Manche, au cœur de la Côte des Légendes, Landéda forme une presqu’île entre deux abers, l’Aber-Wrac’h (Aber Ac’h) au nord et l’Aber-Benoît (Aber Benniget) au sud, dont l’extrémité très découpée forme elle-même la presqu’île de Sainte-Marguerite.

Le bourg de Landéda, situé sur une colline vers 55 mètres d’altitude entre les deux abers, est longtemps resté peu peuplé (232 habitants par exemple en 1889 pour une population communale totale de 2 057 personnes cette année-là), l’agglomération la plus importante de la commune étant alors le port de l’Aber-Wrac’h, où se trouvait le chef-lieu du quartier maritime. Plusieurs autres hameaux importants existaient dans la commune, comme Sainte-Marguerite (150 habitants en 1890).

Géologiquement, Landéda est surtout formé de granulite.

Landéda, du fait de sa situation péninsulaire, est longtemps resté isolée : un seul accès routier, via Lannilis, permettant d’accéder à la commune. Une ligne ferroviaire des Chemins de fer départementaux du Finistère fut créée, s’embranchant à Plabennec sur la ligne Brest-Lesneven-Saint-Pol-de-Léon et desservant les gares de Plouvien, Lannilis, Le Cosquer, Landéda et ayant son terminus à l’Aber-Wrac’h ; ouverte le , elle ferma dès 1932. Désormais, la construction d’une route à profil modernisé, la D 13, avec un nouveau pont enjambant l’Aber-Wrac’h, a contribué au désenclavement routier de la commune. Par contre le pont franchissant l’Aber-Benoît se trouve à la limite de la zone d’influence de la marée et est de beaucoup plus modeste importance. Cet endroit a parfois été appelé à tort le « Passage de la Barbe-Noire » par francisation abusive et déformation du mot Aber-Benoît.

Un moulin à marée existait à Saint-Antoine en Landéda.

Landéda possède sur son territoire communal plusieurs îles :

Le toponyme „Landéda“ provient du breton lann (ermitage) et de Téda ou Sainte Tydeu (originaire du Pays de Galles) et qui serait arrivé au Ve siècle. Ce serait donc originellement l’« ermitage de saint Teda ».

Landeda en Breton.

La paroisse de Landéda faisait partie de la paroisse primitive de Ploudiner au sein de l’Armorique au sein de l’archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l’évêché de Léon et prit son autonomie au XIVe siècle (la paroisse de Ploudiner est subdivisée vers 1330 en trois paroisses : Landéda, Lannilis et Brouennou), son église étant sous le vocable de saint Congar.

« La presqu’île de Ploudiner, baignée par la „rivière de Balasnant“ (Aber-Benoît), celle de „Doénam“ (Aber-Wrac’h) et la „mer britannique“ (Manche), a été évangélisée dans la première moitié du VIe siècle par un disciple de Pol Aurélien désigné dans la légende sous le nom de „Bretween“. C’est au zèle de missionnaire qu’il faut attribuer les premiers noyaux qui ont donné naissance aux paroisses de Lannilis, de Landéda et de Brouennou. En ces mêmes temps, un saint anachorète nommé aujourd’hui Tudon, père de Gouesnou, de Majan et de Tudone, édifiait le peuple de Ploudiner dans son ermitage. »

En 1790, Landéda est érigée en commune et unie par ordonnance du roi Louis XVIII en 1822 à la commune (auparavant paroisse „fillette“ de Landéda) de Brouennou, qui avait porté au Moyen Âge le nom de Landéveltoc. L’annexion est effective en 1829.

Le territoire de la commune aurait été peuplé dès le Néolithique : l’île Guenioc a conservé des monuments mégalithiques dont quatre cairns (le plus ancien date de 4 600 ans av. J.-C. et trois des chambres possèdent des sculptures anthropomorphes) et des traces de l’âge du fer.

Une cachette de fondeur, contenant 72 objets dont certains en bronze (épées, haches à douille, pendeloque, mors de bride, etc.), datant probablement de l’époque gauloise, fut trouvée dans l’île Guénioc (appelée alors Guennoc) en 1890. À cette époque, l’île Guénioc était reliée au continent, le niveau de la mer étant plus bas qu’actuellement.

L’île Guénioc a été habitée au Haut Moyen Âge par des Bretons venus des îles Britanniques et qui créent, au sein d’un enclos circulaire, des habitations basses entourées de champs et de talus qui ont été mises au jour lors d’un incendie survenu en 1953.

La région de l’Aber-Wrac’h, à l’époque gallo-romaine, était le point d’aboutissement de la voie romaine venant de Carhaix (Vorgium) et de Vorganium. Une localité portuaire d’une certaine importance, non localisée et non identifiée avec précision, s’y trouvait donc à l’époque gallo-romaine, peut-être Gesocribate[réf. nécessaire], port de la Gaule du nord-ouest cité par la Table de Peutinger (thèse soutenue en particulier par Charles de La Monneraye qui place Gesocribate à l’Aber-Wrac’h), que beaucoup d’historiens placent toutefois plutôt au Le Conquet, voire à Brest.

Selon Albert Le Grand, dans son livre publié en 1637, le port de Tolente, dont les bateaux commerçaient avec l’île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) et qui aurait été un temps la capitale de la Domnonée, était lors des invasions bretonnes aux alentours du VIe siècle, la capitale du „pays d’Ach“ (région allant de Plouguerneau à la pointe Saint-Mathieu).

L’Aber Wrac’h est un havre, abri naturel servant depuis fort longtemps de port de relâche important, cité comme tel dès le XIVe siècle. Protégé par des fortifications, celles-ci furent renforcées par Vauban à partir de 1485 avec l’aménagement du fort Cézon ainsi que tout un système de batteries côtières et de corps de garde.

« Sa situation à l’entrée de la Manche en fait l’un des plus importants ports de relâche du Finistère. La vaste rade qui précède le port peut recevoir une très grande quantité de navires, le mouillage y est sûr, et la profondeur d’eau, tant en rade que dans le port, n’est pas inférieure aux 10 mètres du chenal. (. running bag for phone..) Les vents de mer produisent, lorsqu’ils sont violents, une agitation assez prononcée, mais elle n’est jamais dangereuse pour les navires qui ont toujours la possibilité de remonter la rivière à toute heure de la marée, en fuyant vent arrière jusqu’à Paluden. »

Les abords maritimes de l’accès à l’Aber-Wrac’h sont par contre difficiles, à cause des nombreux rochers qui s’y trouvent, d’où la construction du phare de l’Île Vierge en 1845, de quatre autres feux, ceux de l’île Vrac’h, de Lanvaon, de la Palue et de l’anse Saint-Antoine, et d’amers sur les écueils les plus dangereux; de plus un môle-débarcadère de 208 mètres de longueur sur 6 mètres de large fut construit au XIXe siècle pour rendre le mouillage plus sûr. Le trafic du port est resté faible, peu de marchandises y étant embarquées ou débarquées, et uniquement du cabotage.

Le fort fut déclassé en 1889 mais retrouva une utilité stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands y construisant des bunkers.

Situé originellement à Landéda, le château de Kerouartz fut détruit plusieurs fois par les Anglais avant d’être reconstruit à trois kilomètres de son emplacement originel sur le territoire de la paroisse de Lannilis.

Au début du XVIe siècle, Guillaume Simon de Troménec, ancien guerrier des guerres de la Ligue, prit l’habitude de piller les chapelles et les manoirs environnants. Menacé d’excommunication pour avoir tué François de Maillé, juveigneur de Carman et Kermorvan, il obtint le pardon de l’évêque en construisant à sa victime dans la chapelle de Tromenec’h à l’entrée du bourg de LANDEDA, un magnifique sarcophage surmonté d’un gisant qui porte l’épitaphe „Dieu lui pardonne“ et portant les armoiries des Carman et des Troménec.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Landeda [Landéda] de fournir 18 hommes et de payer 118 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne ».

Une école „cléricale“ ( = privée) existait à Landéda en 1782.

Landéda a connu une émigration vers la Nouvelle-France : le nom de famille Sabertache au Québec proviendrait de l’Aber-Wrac’h si l’on en croit Narcisse-Eutrope Dionne.

Charles Potin, mousse, originaire de Landéda, décéda de maladie à bord du Citoyen, navire de l’escadre du comte de Grasse, le alors qu’il participait à la guerre d’indépendance américaine.

Les habitants de Lannilis n’avaient accepté le démembrement de la paroisse primitive de Ploudiner vers 1330 qu’à la condition formelle de pouvoir continuer à bénéficier du droit de cueillette du goémon sur toute l’étendue de l’ancienne paroisse, ce qui illustre l’importance de l’utilisation agricole du goémon comme amendement dès cette époque. Vers 1610, les habitants de Landéda et Brouennou voulurent empêcher les Lannilisiens de cueillir le goémon sur les côtes de leurs paroisses, d’où des procès en 1619 et à nouveau en 1724, les jugements étant en faveur des Lannilisiens. La Révolution française, en supprimant tous les privilèges, rendit le goémon accessible à tous, mais une ordonnance de 1843, confirmée par un décret de 1853, favorisa à nouveau Landéda ; il fallut de nombreuses pressions politiques et péripéties judiciaires, jusqu’à l’arrêt du Conseil d’État du , pour que les Lannilisiens obtiennent à nouveau le droit de cueillir du goémon sur le littoral de Landéda.

Dans l’enquête sur la mendicité dans le Léon en 1774 ordonnée par Mgr de la Marche, le recteur de Landéda, Guillaume Le Jeune, écrit :

« Des moyens de soulager la misère publique (..) seroit de nous affranchir de la servitude des moulins. Un pauvre vassal à qui on prend un 12e, 10e, 8e, 6e, et quelquefois plus, de son grain, ne peut manquer de se ressentir d’une si forte saignée. »

De tout temps, « en dépit de leurs prêtres, des douaniers, des gendarmes et des marins de profession, les riverains de Kerlouan, de Guissény, de Landéda, du Corréjou et des paroisses avoisinantes récoltent comme leur propriété légitime les débris et les chargements des navires naufragés ». Cette pratique du « droit de naufrage », tradition du pays pagan, existait donc aussi à Landéda comme l’illustre le pillage du Cygne en 1839 :

Sous le titre Les pillards de Plouguerneau, le Bulletin colonial fait ce récit du pillage en 1839 du brick de 179 tonneaux Le Cygne, de Granville, chargé de vins, alcools et marchandises diverses :

« Le capitaine Piel se voyant en danger, par suite de la grosse mer, à l’entrée de l’Abrewack [Aber Wrac’h], avait hissé son pavillon de signaux pour appeler un pilote ; mais peu de temps après, les vents ayant subitement changé, une première lame fit tourner le navire et une seconde le jeta avec violence sur la roche dite Carroac’h-an-Aër, à deux lieues en mer, où il se brisa. Deux matelots purent gagner la chaloupe et se sauvèrent ; trois autres matelots disparurent dans les flots. Le capitaine n’a dû son salut, et celui de son fils et du novice, qu’au nommé Jean-Marie, patron de Landéda, lequel, avec des peines infinies, s’approcha assez d’eux pour leur jeter un cordage auquel, s’étant attachés l’un après l’autre, ils échappèrent ainsi à une mort certaine ; un quart d’heure après, le navire avait totalement disparu. Le cadavre d’un des matelots a été retrouvé sur le rivage. Il avait été dépouillé de sa veste, de son pantalon et de ses bas, et l’on assure qu’il l’avait été par une femme ! Une multitude de bateaux de Plouguerneau, de Landéda et de Saint-Pabu se mirent à la recherche des marchandises ; la gendarmerie et la douane tentèrent de les faire débarquer à Port-Malo et, pendant toute la nuit, firent des patrouilles dans tous les sens. Les habitants étaient restés sur pied, la plupart étaient ivres et plusieurs, vivement poursuivis, abandonnèrent en fuyant les objets qu’ils avaient pillés, entre autres une énorme quantité de cordages dont on chargea une voiture, qui fût dirigée vers l’entrepôt. Des procès-verbaux ont été dressés contre quelques-uns des pillards ; il serait bien à désirer que les plus coupables eussent été signalés, afin qu’on les châtiât de manière exemplaire. »

Cet autre exemple date de 1876 :

« Il y a quelques années, le curé de Landéda obtint un glorieux triomphe. Un dimanche, au milieu de la grand-messe, l’assistance, distraite de son recueillement par la nouvelle d’un naufrage, se précipita en foule sur la grève, et procéda lestement au „sauvetage“, en appliquant sa doctrine favorite sur la charité bien ordonnée. Le bâtiment était chargé de toiles ; chacun en fit sa provision et, après l’avoir déposée dans sa ferme, s’en revint au bourg, sans remords, pour chanter les vêpres, croyant avoir fait une chose irréprochable. Le curé ne pensait pas de même. Il monta en chaire ; l’indignation le rendit éloquent ; ses paroissiens se retirèrent émus et troublés par la généreuse énergie de ses reproches ; et le lendemain matin il trouva entassé dans le jardin du presbytère, au grand préjudice de ses plates-bandes, tous les ballots de toiles, fruits du pillage de la veille. »

L’échouage suivi du naufrage du Vesper, chargé de vin, sur les rochers d’Ouessant le entraîna la dérive des fûts de vin qui vinrent s’échouer en grand nombre de l’île Molène jusqu’à Santec. De mémoire d’homme, on ne vit jamais pareil afflux de vin dans la région et l’Aber-Wrac’h semblait être devenu un avant-port de Bordeaux avec ses quais surchargés de barriques de vin. Le journal L’Ouest-Éclair décrit ainsi les évènements :

« Tout ce qui mérite le nom de récipient est rempli de vin : pots, cruches, seaux, marmites, auges et jusque pro pudhor ! des vases nocturnes, etc.. (…) À Landéda, un étranger ami arrive dans une maison de la côte. On veut aussitôt lui faire goûter le gwin pense , le „vin d’épaves“. Il voulut le couper par un peu d’eau et prit la cruche à eau. Mais celle-ci était remplie de vin. (…) À Landéda, un fut arrive à la côte. On le défonce aussitôt, puis l’on remplit tous les vases apportés. Comme le transvasement n’allait pas assez vite au gré des personnes présentes, un homme saute dans le fût et, du vin jusqu’à la ceinture, remplit les récipients qu’on lui passe. Mais le vin n’était pas fait et ce bain extraordinaire a rendu tout le corps du pauvre homme de la couleur de l’encre violette. lundi, une noce avait lieu à Landéda. A l’entrée de la tente du banquet deux fûts avaient été mis en perce et toute la journée le vin coula à flots. Le même jour, sur la grève de Landéda toujours, de l’embouchure de l’Aber-Benoît à l’embouchure de l’Aber-Wrac’h, une dizaine de fûts furent mis en perce. Les hommes qui étaient venus à la pêche au goémon s’oublièrent près des fûts. Pour le soir, tout le monde était gai et des rondes s’organisèrent autour des barriques sérieusement entamées. Deux bateaux, dont les patrons avaient trop fait la noce, se brisèrent sur les rochers. Il n’y eut heureusement personne de noyé. »

Mais le port de l’Aber-Wrac’h possédait aussi son canot de sauvetage. Par exemple le est béni un canot neuf, le Madeleine, qui remplace le Thomassin hors d’usage, qui avait été construit en 1867. Ce canot de sauvetage fit de nombreuses sorties, portant secours par exemple à un bateau à vapeur non identifié en 1907, au dundee Araoc’h en 1911

Deux cadavres de naufragés du vapeur anglais Kurdistan, perdu en mer en novembre 1910 ont été trouvés dans les rochers de Landéda et enterrés dans le cimetière communal.

Au début du XXe siècle, certaines maisons de Landéda étaient encore couvertes de chaume comme l’illustre l’article relatant l’incendie d’une maison d’habitation en 1904.

En 1906, lors de la querelle des inventaires, 300 personnes se réunirent dans l’église de Landéda, récitant des prières et chantant des cantiques, pendant que se déroulait l’inventaire des biens de la fabrique.

Une école privée catholique ouvre à nouveau à Landéda en 1912.

En 1924, François Dizerbe, marin-pêcheur, et son épouse, obtiennent le prix Cognacq-Jay car ils ont 13 enfants vivants. La même année, la famille Bodenès a 14 enfants vivants.

Le ramassage du goémon (ou varech) est devenu dans les premières décennies du XXe siècle une activité économique prépondérante à Landéda et dans les communes voisines :

« Chaque mois de mars, les paysans, (…) deux par deux, (…) s’en vont moissonner aux champs marins le tali, les laminaires dont on fait la soude. (…) Des centaines partent donc, avec le surnom de pigouyer, de Landéda, Lilia, Plouguerneau, Saint-Pabu, dans tous les sens, vers l’Île-Grande, l’île de Batz, l’archipel molénais (Lédénès de Molène, Quéménès…) à Ouessant, les Glénans. En deux voyages, ils transportent les provisions, les outils, le cheval qui amarre au pied du mât, l’arrière-train dans les brancards de sa charrette (…). Ils y retrouvent une cabane de l’été d’avant qu’ils réparent tant bien que mal. Si elle est trop écroulée, ils s’en refont une neuve avec les cailloux de la côte, du papier goudronné et de la ferraille (…). Chaque marée basse, on voit la flotte des pigouyers s’éparpiller entre les récifs. Ce n’est pas facile de faucher le tali qui ondule 1, 2, 3 mètres sous la barque ; encore moins de le hisser à bord du même coup de guillotine (faucille) avant que le courant l’ait entraîné. Hâtivement, le pigouyer moissonne. La pigouyère aussi : il y a parmi eux des jeunes filles qui travaillent comme des hommes. Quand le bateau est prêt à couler, chacun revient à son île. Débarquement de la meule dans les charrettes culées jusqu’à la barque, le poitrail du cheval dans l’eau. Après il faut étaler le goémon à sécher sur la dune, le remettre en tas quand il est sec. Après ? Et bien, la mer baisse de nouveau, on repart en chercher d’autres. (…) Ces îles sont des bagnes d’innocents, des bagnes de misère. »

Des naufrages se produisaient parfois : par exemple le le naufrage du bateau goémonier Ile-de-France près d’Ouessant fait un mort (le second goémonier a été secouru) et en juin 1938, un bateau goémonier, le Guy-Ferryville dont le port d’attache est l’Aber-Wrac’h, coule dans la baie des Blancs-Sablons au nord du Conquet, faisant deux noyés.

Le même journal L’Ouest-Éclair décrit ensuite le brûlage du goémon :

« En juillet et août, les champs sont fauchés : c’est la saison du brûlage. De l’aube à la nuit, dans les fours tapissés de pierres plates qui ressemblent à des tombes pour géants, les pigouyers entassent le goémon sec à mesure qu’il brûle, crépitant et sans flamme, sous des tourbillons d’amère fumée blanche. Le matin on dégage les énormes blocs de soude noire et on refait le nouveau feu, jour après jour, jusqu’à ce que la dernière meule brune et jaune pâle ait fondu dans le brasier et que toute la soude ait été transportée aux usines du Conquet et d’ailleurs. Alors, ils abandonneront les îles noircies, désertiques, tailladées de tranchées, bosselées de cahutes à demi écroulées, et retourneront chez eux pour les labours d’automne. »

Mais l’activité goémonière est gravement touchée par la crise de 1929 :

« Dans cette région de Landéda, la presque totalité des habitants vit de l’industrie du goémon. (…). Le maire de Landéda, M. Kersaudy, assure son binocle : « J’ai vu l’année dernière des choses très tristes. À la suite de la déconfiture de la Société de l’Iode et de l’Algine, il y a eu beaucoup de victimes. Les goémoniers n’ont pas été payés l’an dernier. C’est la misère noire pour eux, et pour les commerçants aussi ». Il me cite le cas d’un épicier-débitant de boissons : en 1929, ce dernier a pris son commerce. L’installation de la nouvelle usine lui a rapporté un peu d’argent. Mais la crise est venue et en 1931 il n’a pas touché un sou puisque tous ses clients prenaient la marchandise à crédit. Les communes ne peuvent rien faire, ajoute M. le maire, nous n’avons pas de fonds de chômage. »

La récolte du goémon n’était pas sans dangers. Les naufrages des bateaux goémoniers, qui allaient jusque dans les îles de l’archipel de Molène pendant la saison, étaient fréquents. Par exemple en 1913, la Reine des Fleurs, un bateau goémonier de Landéda, fit naufrage dans le secteur des Pierres Noires ; le , le Reder Mor, un bateau goémonier de Landéda, fit naufrage au sud-ouest de Béniguet, ce qui provoqua la noyade de ses deux hommes d’équipage, Joseph Tréguer et Jean Quéré; le frère de ce dernier se noya à son tour le en faisant la saison du goémon dans le bras de mer séparant Molène de Lédénez ; le le Marguerite, un bateau goémonier de Landéda, fit naufrage dans les parages nord de l’île de Béniguet, ce qui provoqua la noyade de son patron, Joseph Appriou.

Quelques pigouliers de Landéda allèrent aussi à Ouessant cueillir du goémon dans les décennies 1920 et 1930. Un naufrage s’y produisit le , à l’entrée de la baie de Lampaul, celui de l‘ Île-de-France ; le naufrage fit un mort et un rescapé.

Sous le titre « La grande pitié des goémoniers de Bretagne », le journal L’Ouest-Éclair écrit en 1932 :

« Source de richesse incomparable, après avoir fait vivre des milliers de familles (on m’a cité le cas d’une famille de cinq personnes qui se sont fait un gain annuel de 40 000 francs), elle semble près de se tarir (…) dans la région de Landéda où la crise sévit dans toute sa force. (…) Dans cette contrée, en effet, les goémoniers ont été doublement éprouvés par la baisse du prix de la soude et surtout par la liquidation judiciaire de la plus importante usine du littoral. (…) Jusqu’en 1928, la production de l’iode était assurée par 15 ou 16 usines groupées en véritable syndicat sous le vocable de Compagnie bretonne, tout en conservant chacune sa propre autonomie. En 1928, une nouvelle compagnie, la Société de l’Iode et de l’Algine, s’installe à Saint-Antoine, qui en possède déjà une de la Compagnie bretonne.
La nouvelle venue (…) peut absorber la totalité de la production de l’iode du Nord-Finistère, soit 400 tonnes (…) La Bretagne entre pour un tiers de la production mondiale de l’iode.
(…) Or le 4 décembre 1930, le directeur de la Compagnie Française de l’Iode et de l’Algine avisait (…) que l’usine serait arrêtée une partie du mois de décembre (…) l’usine est depuis bel et bien fermée. La liquidation judiciaire fut prononcée.
La soude produite par les goémoniers en 1930 ne leur a jamais été payée : c’est pourquoi la misère accable les familles de Saint-Pabu, de Plouguerneau et de Landéda, ainsi que de nombreux coupeurs de goémon qui s’en vont chaque année faire la récolte dans les îles. ». »

En 1945, 531 bateaux de la région coupaient les laminaires de façon artisanale. À partir de 1986 a commencé une récolte mécanique qui a mis fin en 1978 à la récolte artisanale.

Le lichen carragheen, petite algue marine faisant partie des algues rouges, utilisée pour la fabrication de médicaments et en cuisine pour son pouvoir gélatinisant, était aussi récolté. « Entrant dans l’eau jusqu’à la ceinture, les récolteurs, hommes, femmes et enfants, arrachent avec les mains ou coupent à l’aide de couteaux les touffes de la petite algue qui en certains endroits forme le tapis végétal sous-marin. Grossièrement trié, le lichen est exposé sur la grève et blanchi par la rosée et le soleil ». Des procédés artificiels, utilisant des produits soufrés, permettaient d’améliorer et d’accélérer le séchage large waterproof containers. Les quantités récoltées étaient relativement grandes pour une si petite algue. Selon une estimation de 1915, pour une production française totale de 2 000 tonnes, le Finistère en récoltait environ 1 000 tonnes dont 50 tonnes à Landéda.

L’algine (ou agar-agar) est principalement récoltée en Asie du Sud-Est (le mot agar-agar est d’ailleurs d’origine indonésienne). Des tentatives de récolte d’algues ayant des pouvoirs gélatinisants, médicaux et cosmétiques analogues fut tentée dans l’entre-deux-guerres, d’où la création de la Société de l’Iode et de l’Algine déjà précédemment évoquée.

Dans la décennie 1960, un nouveau débouché temporaire fut trouvé dans la production de farine d’algues incorporée dans les aliments du bétail.

Le traitement des algues à Landéda a été décrit dans un article de René Le Verge paru dans les „Cahiers de Landéda“ en 1986.

La construction de viviers flottants est autorisée le près du port de l’Aber-Wrac’h pour la conservation des crustacés. Le même mareyeur se voit autorisé à en installer deux autres à l’Île-Molène.

Landéda fait partie de la zone de production maraîchère du Léon. Déjà en 1914 et aussi en 1926, le journal Ouest-Éclair évoque les « petits choux de Landéda ».

Le monument aux morts de Landéda porte les noms de 82 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale et le cimetière de Landéda contient la tombe d’un soldat canadien, McNeil John James, originaire de la province d’Athabascan, décédé le .

« Le , les Allemands sont arrivés à Landéda avec une moto, une petite voiture et un canon tracté par un cheval. Le lendemain, c’était le tour des éléments motorisés. 700 Allemands ont séjourné dans la commune, avec 200 chevaux ». Les bateaux et les bicyclettes furent réquisitionnés, l’école occupée par une garnison allemande. Un réseau de résistance (réseau Jade-Fitzroy) récupérait les aviateurs anglais à l’Aber-Wrac’h et les aidait à repartir en Angleterre depuis la presqu’île de Sainte-Marguerite. Depuis 1957, une course de voiliers Herlford-River-L’Aber-Wrac’h est organisée chaque année pour commémorer les liens alors établis entre les deux rives de la Manche.

Marie-Josèphe L’Hostis (née le à Landéda et décédée le ) est morte pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale.

La commune fait partie de la communauté de communes de Plabennec et des Abers.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d’un recensement qui repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.

En 2014, la commune comptait 3 590 habitants, en diminution de -0,83 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

Commentaire : Comme pour la quasi-totalité des communes littorales bretonnes, la population de Landéda est en forte augmentation : la commune a gagné 2 275 habitants entre 1793 et 2008, soit + 168 % en 205 ans (soit un rythme moyen annuel de croissance démographique de + 12 habitants). C’est surtout depuis 1982 que la croissance démographique est spectaculaire : gain de 1 347 habitants entre 1982 et 2008, soit + 59,1 % en 26 ans (soit un rythme moyen annuel de + 52 habitants). Précédemment, la population était restée presque stable pendant une bonne partie du XIXe siècle, légèrement supérieure à 2 000 habitants lors de tous les recensements effectués ente 1831 et 1901, et a même connu un léger fléchissement démographique entre 1954 et 1975, perdant alors 195 habitants en 21 ans.

Cette croissance démographique est uniquement due à un solde migratoire nettement positif, supérieur en moyenne à + 2 % l’an de 1975 à 2007 car l’accroissement naturel est resté négatif jusqu’en 1999 et est voisin de zéro ( + 0,1 % l’an) entre 1999 et 2007, naissances et décès étant d’importance analogue ces dernières années.

La commune se caractérise par un vieillissement important de sa population dû à l’afflux de retraités : en 2007, les 65 ans et + forment 18,0 % de la population totale, presque autant que les 0 à 14 ans qui forment à la même date 21,5 % de la population totale.

La littoralisation du peuplement se traduit aussi par le grand nombre de constructions neuves : le nombre des logements a été multiplié par 2,3 en 39 ans, passant de 850 logements en 1968 à 1 937 en 2007, au bénéfice tant des résidences principales, passées de 642 à 1416, que des résidences secondaires, passées de 181 à 407 pendant la même période. Ces dernières représentent désormais 21,0 % du total des logements. Il s’agit essentiellement d’un urbanisme pavillonnaire ( 93,1 % du total des logements en 2007) grand consommateur d’espace.

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le . Les enfants bretonnants de Landéda sont inscrits majoritairement dans les écoles et collèges bilingues de Lannilis.

Le Rond de Landeda est une danse bretonne

Rond de Landéda sonné au violon par Luc Danigo et à la guitare par Philippe Lamézec.

Landéda est la base de la vedette de l’Aber Wrac’h qui, sous la juridiction du CROSS sécurise avec ses sœurs de la SNSM cette zone des eaux marines bretonnes.

Le canot tous temps de Landéda, est un canot qui doit rester en alerte 24 heures sur 24, car il est l’un des plus puissants de sa catégorie et, à ce titre, il doit pouvoir appareiller sous 15 minutes après l’appel du CROSS Corsen dont il dépend.

Il est armé par des bénévoles qui, bien sûr, se relaient afin que le canot reste opérationnel.

La maintenance est pratiquement uniquement assurée par des dons et sur un canot de ce type qui est un canot surmotorisé (2 moteurs de 480 CV), et qui bénéficie d’équipements très convenables quant aux instruments de navigation, il y a toujours quelque chose à réparer et le renchérissement du carburant ne favorise pas la trésorerie…

L’association étant classée association d’utilité publique les dons font l’objet de reçus fiscaux mais bien souvent ce sont les sauveteurs qui complètent… La tradition des gens de mer est, en effet, de s’entraider.

Le canot, appelé Présidents Joseph Oulhen (SNS 064) doit son nom à l’ancien président de la station et au nom du président suivant de la station mort en opération en 1986. Les deux anciens présidents portaient tous les deux le même nom : Joseph Oulhen. Le premier était mareyeur à l’Aber-Wrac’h et le second était marin de commerce en retraite.

En 2008, Landéda a accueilli la Course du Figaro. Landéda accueille aussi le Festiwrach‘ en juillet, un mini festival de musique organisé par l’assossiation „Son-en-wrach'“. Landéda, gens de mer et de terre : un livre de 130 photos sur la vie quotidienne des habitants de Landéda.L’auteur René Monfort a demandé aux familles de prêter et de commenter les photos.On trouve ainsi dans l’ouvrage des photos des travaux quotidiens des paysans, goémoniers, commerçants, pêcheurs de Landéda et l’Aber-Wrac’h. Un beau livre en noir et blanc qui rend hommage aux habitants de la commune. Le livre, sorti en juin 2009, est encore disponible.

En 2009, la conférence COSIT’09 (Conference on Spatial Information Theory) s’est tenue du 21 au 25 septembre à l’Aber-Wrac’h (sous l’égide, entre autres de l’École navale (Irenav), la région Bretagne et Europole Mer).

Le Rond de Landeda est une danse bretonne traditionnelle.

Le port de l’Aber Wrac’h se trouve sur le territoire de la commune. Ce fut un petit port de pêche. C’est désormais un port de plaisance géré par la Chambre de commerce et d’industrie de Brest. Il occupe une place privilégiée à l’entrée de la Manche. Il se poste aux abords du chenal du Four, passage bien connu des navigateurs, entre le continent et l’archipel de Ouessant et Molène. Niché dans l’estuaire de l’Aber Wrac’h, il a toujours eu une position stratégique reconnue, et toute son histoire passée montre l’importance de ce site lors du développement du cabotage commercial et lors des différents conflits militaires qui ont émaillé le passé. Le phare de l’Île Vierge permet facilement de le situer et le fort Cézon assure une fonction de sentinelle à son entrée. Cet environnement maritime permet l’implantation et le développement d’activités de plaisance et de loisirs ainsi que des activités exercées par les professionnels que sont les pêcheurs, les ostréiculteurs, les goémoniers.

Escale très fréquentée, le port de l’Aber Wrac’h accueille 5 000 bateaux par an. Il est désormais, depuis son inauguration le , équipé d’infrastructures portuaires lui permettant d’accueillir 320 bateaux, dont 270 aux pontons, et de réaliser les opérations de carénage, de manutentions, d’avitaillement et de maintenance.

Le port du Vill à l’entrée de l’Aber-Benoit est aussi sur la territoire de la commune. On y trouve une partie de la flotte des goémoniers du Finistère ainsi qu’une activité ostréicole.

Blason de Landéda :
D’azur à la barque de face équipé d’argent, la voile chargée d’une croix celtique de sable, accompagnée à dextre et senestre d’une coquille Saint Jacques d’or. Coupé du même à 2 pals d’azur déportés en flancs dextre et senestre.
Partie externe : timbré d’une couronne d’or fleuronnée de 3 gerbes de blé aussi d’or alternées avec 2 plants de goémon de sable. Le tout est posé sur un lixel parcheminé aux retroussis de gueules, chargé de la devise bretonne en lettre onciale de sable „DOUAR AOUR, MOR EN E DRO“ et en abîme du nom de la ville „LANDEDA“ en lettre majuscule onciale aussi de sable.
Officiel : décision municipale du 27 juin 1985, enregistré en préfecture le .
Explications : la couronne représente le symbole de l’économie – le blé : c’est le passé, la richesse due à sa culture – le goémon : récolte séculaire, actuellement toujours une activité importante. La nef représente l’histoire, symbole de l’arrivée des bretons venant de Grande-Bretagne et des Saints évangélisateurs (Téda pour Landéda) d’où la croix. La nef symbolise aussi l’activité maritime (pêche, plaisance). La coquille st jacques représente l’acquaculture (huîtres, palourdes…), symbole aussi d’une ancienne famille.
Concepteur : Jacques Michel

Édouard Vallin relate que la dépouille bien conservée naturellement d’une femme (la „momie de Landéda“, trouvée en creusant une vieille tombe) qui serait morte centenaire était conservée dans le reliquaire de l’église de Landéda et faisait encore, au milieu du XIXe siècle l’objet de la vénération des fidèles.

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Palio della Vittoria

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Le Palio della Vittoria est une fête populaire annuelle se déroulant le 29 juin à Anghiari dans la province d’Arezzo en Toscane.

Le 29 juin 1440, la plaine se situant sous les murs de la ville d’Anghiari fut le témoin de la bataille entre l’armée de Milan commandée par le condottiere Niccolò Piccinino et l’armée de Florence alliée à celle de l’état pontifical et à la république de Venise. La bataille d’Anghiari fut remportée par Florence. Elle a été immortalisée par Léonard de Vinci en 1503 lorsqu’il la peignit dans la salle dite des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence. Le 29 juin, journée anniversaire de la bataille, la ville d’Anghiari fête l’évènement avec une manifestation solennelle : Le Palio della Vittoria (le palio de la victoire). Les premières éditions du palio étaient courues par des hommes à pied. Le point de départ était situé dans la plaine de la bataille, (plus précisément au petit tabernacle érigé en souvenir de l’affrontement) et l’arrivée était jugée près de la Fonte del Mercatale où était exposé le palio, une pièce d’étoffe mesurant 12 bracci (Le braccio est une ancienne unité de mesure Toscan: le „braccio fiorentino“ correspond à 0,583 m). En 1484 le palio fut réalisé en étoffe de couleur rouge écarlate et l’épreuve était courue par des jockeys montant des chevaux mâles. C’est en 1827 à cause de la énième bagarre qui coûta la vie à un jockey, que se courut la dernière édition du palio. Après des sporadiques et incertaines reprises (entre la fin du XIXXXBack to Life (novel)admin, · Kategorien: Allgemein · Schlagwörter: ,

Back to Life is a 2004 novel, the first book by author Wendy Coakley-Thompson. It was nominated for the 2004 Romantic Times magazine’s Best First Multicultural Novel Award. The title for the book was inspired by the Soul II Soul hit of the same name.

Set in 1989 New Jersey, it tells the story of the turbulent interracial relationship of Lisa, who is Black, and Marc, who is Italian-American. The book also explores how incidents in New York City influence the politics and social climate of northern New Jersey.

Lisa is facing 30, is three months away from ending her acrimonious divorce from Bryan, and is constantly rebuffing her child psychologist/writer mother, who questions her daughter’s life decisions. Marc, in between plugging his successful novel Goombah, is a star professor at the State College of New Jersey, which is poised to become a university. Nina and Tim Simon, a mixed couple and mutual friends, attempt to bring Lisa and Marc together at a party in Montclair large waterproof containers, New Jersey on the very night that an Italian mob in Bensonhurst, Brooklyn murders Yusuf Hawkins, a Black teen.

Nina and Tim have their matchmaking work cut out for them. Lisa and Bryan constantly wrangle over community property. Lisa, by some registration fluke, winds up in Marc’s class. A.J., Lisa’s militant friend, drives Lisa incessantly to prove her Blackness. Marc receives word that Michele, his ex-wife, is about to remarry, forcing him to re-evaluate his feelings for her. Demonstrations and hate crimes plague the campus and stress the college’s chancellor, who is fixated on seeing the college become a university. All these activities are interwoven with the charged political context of the New York City mayoral race, which ends in Democratic Party (United States) candidate David Dinkins beating Republican Party (United States) candidate Rudy Giuliani to become the city’s first Black mayor.

When Lisa and Marc finally do become a couple

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, interpersonal conflicts, along with racist and prejudiced family and friends, an ambitious college chancellor, Michele, and a showdown at Lisa’s job threaten the union. Lisa, stressed, crashes her car on her way home and lapses into a coma. A bedside vigil ensues. Bryan agrees to the terms of the divorce. Marc decides to take a fellowship in San Diego. Lisa’s mother rushes to her.

Lisa regains consciousness. She and her mother come to an understanding. On his way out of town, Marc visits Lisa, and they negotiate their way to love. On the way to San Diego, they marry in Las Vegas. Lisa is on the balcony overlooking La Jolla Cove at sunset. Marc returns home, and Lisa informs him that the EPT stick has turned blue…

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